« Ça doit être les hormones… »

Les changements d’humeur et les hormones durant la grossesse

peuvent vous jouer des tours. Cependant, cela en vaut le coup pour tous les moments de bonheur que la maternité apporte. Ce texte très touchant nous a été partagé par une nouvelle maman, à lire!

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Pendant qu’un petit être s’installe dans mon tout-inclus, je perds mes points de repères. Tout, absolument tout semble prendre des proportions inhabituelles. Je n’arrive pas à croire ce qui m’arrive. Un petit miracle a pris place en moi. Je suis si émue de cette aventure qui ne fait que commencer… Mon corps change, mes goûts changent, je m’endors tellement! Puis il y a cette chose que je contrôlais si bien avant : l’émotivité. Le filtre s’est dissous avec ma grossesse. Avant je gérais tellement bien mes émotions. En fait il y avait ce sourire à l’affiche en permanence à mon visage mais maintenant, je dois composer avec des montées incontrôlables de plusieurs autres émotions jusqu’ici m’étant peu communes. D’abord un rien m’émeu. Les téléromans deviennent tout-à-coup plus captivants, même les annonces sont capables en 30 secondes de soit me donner la chair de poule ou la larme à l’œil. « Ça doit être les hormones » me dit mon conjoint.  J’ai moins de patience avec mon entourage. Ceux qui tournent autour du pot me donnent envie de leur poser un turbo pour que leur propos aboutissent. La négativité me donne de l’urticaire. Je n’ai pas envie de connaître les malheurs de la planète entière. Ça ne m’intéresse pas et surtout, ça me déprime. Donc, les petits bobos de tout un chacun m’exaspèrent au plus haut point! « C’est les hormones » dis ma mère. Avouons-le, la susceptibilité ne donne pas sa place. Des gens parlent à proximité de moi à voix basse, ils doivent parler contre moi. Au travail, j’ai l’impression que je dois tout porter sur mes épaules. « C’est surement les hormones » dis mon patron. Puis il y a la peur. Peur que ma grossesse ne se rende pas à terme, peur des anomalies, des complications, peur de l’accouchement, de la douleur, peur de mourir en travail ou pire, que mon bébé ne survive pas. Peur de ne pas être une bonne mère, de manquer de sous, peur de ce que ça pourrait changer dans mon couple, peur de ne pas être à la hauteur… Mais à la hauteur de quoi? Je voudrais tant être une maman chaleureuse, compréhensive, patiente, zen, qui sait toujours quoi faire peu importe la situation, bref je voudrais être une maman parfaite. Erreur!!! « Ça doit être les hormones… »

Je serai moi. Il n’y a pas de recette parfaite. On devient ce que l’on peut selon nos limites, nos valeurs et selon notre enfant. Cet enfant à naître aura sa propre personnalité, ses goûts et ses propres besoins. Nous devrons composer l’un et l’autre avec ce que nous sommes, sans trop d’attentes avec tout à découvrir l’un de l’autre.  Je te promets à toi l’enfant que je porte que je te donnerai le meilleur de moi-même dans le respect de qui je suis. J’ai un coffre à outils remplis des valeurs et de tout l’amour que mes parents m’ont donnés. Je ferai comme eux. Je remplirai ton propre coffre à outils avec l’aide de ton papa. Nous y mettrons une tonne de chose, des sourires, de l’écoute, de la générosité, des câlins, de la patience, du respect, des « je t’aime »,  de la confiance en soi, de la ténacité, de l’audace, de l’indépendance…mais pas trop. Surtout, nous y mettrons de l’amour sans compter. Au fond, ce qu’on appelle les hormones, c’est peut-être en fait notre cœur qui s’agrandit. Il se gonfle tellement qu’il fait parfois des ravages mais il fait de la place pour l’immensité de l’amour qui sera pour ce mini-nous à venir…

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Avez-vous vécu le même genre de situation durant votre grossesse? Quels étaient les premiers signes ressentis?

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